Faut-il mettre en cause la Constitution de la Ve République ?

Le mensuel Causeur, dans sa livraison de septembre 2025, a publié la libelle anti-gaulliste la plus violente qu’on ait lue depuis les temps troublés de la guerre d’Algérie. Plus d’un demi-siècle après la mort du Général de Gaulle, une telle diarrhée d’invectives surprend. Pourquoi tant de haine rétrospective ? Voici quelques échantillons des « compliments » de l’auteur, Pascal Avot :

- Le gaullisme est un naufrage.

- Le naufrage idéologique du gaullisme

- Le gaullisme est devenu un ectoplasme

- Il relève du « cosplays » (sic)

- De Gaulle a conçu la machine qui a tué la nation.

- L’état gaulliste est un tueur en série économique.

- La géopolitique gaulliste est une décharge pour concepts hors service.

- Le gaullisme est une fin de race

- Laisser la France goûter à l’Après-Charles

- De Gaulle va perdre sa statue et devenir une statuette.

- Les admirateurs de De Gaulle « passeront au mieux pour d’aimables plaisantins, au pire pour de dangereux illuminés »

Pour l’auteur, cette statuette doit clairement subir un rite de style Vaudou, avec mille épingles traversantes permettant l’exécration et la malédiction. Présenter le fondateur de la Ve République comme un tueur, un naufrageur, un ectoplasme fin de race à jeter à la décharge, ne laisse pas entrevoir une analyse d’une grande profondeur. On se souvient d’un journal, Hara-Kiri, qui offrait en quatrième de couverture « une page de vomi ». Mais c’était pour rire ! Un rire pas trop distingué mais un rire tout de même. Ici, pas question de lâcher la guillotine. La tête au képi à deux étoiles doit rouler dans la sciure pour l’éternité, sous les crachats.

Pourquoi s’attarder sur ce texte injurieux ?

L’article est en vérité une critique acerbe du rôle de l’État. L’auteur montre sans originalité mais avec exactitude que l’État français s’est cru prométhéen et a utilisé sa force pour détruire l’économie française à force de socialisme et d’étatisme délirants. Il constate que « la droite n’a eu ni le courage ni l’intelligence d’annuler ces quatorze ans où la France est devenue un pays d’assistanat addictif, de redistribution ratée, de mépris pour les riches, d’hypnose idéologique, de bureaucratie galopante et de laideur morale ». « C’est l’État et lui seul qui a vidé le pays de sa substance économique dans le seul but de nourrir sa cohorte de serviteurs, sa myriade d’obligés et d’affidés et de monter en neige ses projets imbéciles ».

Comme la forme actuelle de l’organisation de l’État a été voulue par le Général, c’est lui le coupable. La voiture s’est plantée dans un platane : ce n’est pas la faute du conducteur mais du concepteur de la voiture. Sans doute veut-il dire que, sans volant, la voiture n’aurait pas eu d’accident !

De Gaulle était, en économie, le contraire même du laxisme. Il a très bien vu que la destruction des Accords de Bretton Woods mettrait fin aux « Trente glorieuses » et il a souhaité mettre fin au rôle du dollar et rétablir celui de l’or, comme base du système. Il a constamment rappelé notamment à M. Giscard qu’il ne fallait pas dépasser 32 % du PIB en prélèvements de toute nature. Il a souhaité une décentralisation et une association entre capital et travail pour permettre des arbitrages plus près du terrain et des acteurs. Il a dû faire face à une révolte venue des États-Unis et au laxisme de George Pompidou. Il est alors parti.

Le vrai coupable de ce qui s’est passé n’est ni de Gaulle ni la Constitution. L’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, stade suprême de la prise en main du politique par la haute fonction publique, n’est pas née en 1958. Dès la crise de 1929, les Polytechniciens ont lancé le mouvement X-Crise fondé sur l’idée qu’il ne fallait plus laisser le pouvoir à des politiciens ignorants. Maurice Allais est une des réussites de cette réflexion. Il a annoncé avec ténacité qu’une grande crise allait se produire, sans aucun écho dans le système médiatique. Des économistes polytechniciens plus actuels sont moins convaincants. Il ne suffit pas d’être polytechnicien pour avoir raison.

Les Inspecteurs de Finances ont eu le même réflexe après l’effondrement en quinze jours des armées françaises en mai 1940. Ils ont décidé qu’il fallait prendre en main les affaires, faire les réformes nécessaires et se faire nommer ou élire aux postes de responsabilités politiques pour éviter une telle déroute pour l’avenir. Pratiquement toutes les réformes qui se concrétiseront dans le plan du Conseil National de la Résistance date de Quarante et ont mûri pendant l’occupation avant de fleurir à la Libération. L’ENA est créée, comme pratiquement toutes les institutions sociales, au profit d’une nouvelle caste entreprenante et dominatrice : l’Enarchie.

Dès la Quatrième, le poste de président du Conseil est conquis d’abord par Mendès-France puis Bourgès Monoury puis Félix Gaillard. Ensuite, ce sera Michel Debré. Avec le couple Giscard-Chirac la main mise énarchique est totale. Elle s’épanouit dans la démesure sous Hollande et Emmanuel Macron. On voit alors que le poste de premier Ministre est juste une étape de carrière administrative entre un poste de président de société de bus et la direction d’une société de métro ou de chemins de fer. Le premier Ministre perd sa consistance politique en ne représentant plus aucun segment du corps électoral. Gauche, Centre et Droite deviennent des entités politiques indistinctes et dominées par des élites administratives. Tous font la même politique. L’impôt ; le règlement, la subvention, les trois disciplines de base du haut fonctionnaire, explosent littéralement et coulent la France.

L’auteur se trompe de combat. L’objet de son ressentiment devrait être l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante. Elle peut être réduite par deux mesures simples : interdire aux hauts fonctionnaires de devenir des élus, sauf à démissionner de leur statut ; interdire les cumuls de rémunérations publiques. L’épistémocratie ne vaut pas mieux que la partitocratie. La séparation des pouvoirs implique que les hauts fonctionnaires servent la République mais ne la dirigent pas.

Là est la mesure utile et intelligente.

Éructer contre le Général de Gaulle est une passion triste et morbide mais surtout une erreur de cible particulièrement embarrassante.

Maintenant, il reste la liste affligeante de Présidents qui se croient des Jupiter et finissent dans le n'importe quoi. Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont été des présidents catastrophiques. Tous ont laissé filer la dette et multiplié l'interventionnisme de l’État nounou, sans oser s'attaquer aux deux sources principales des malheurs français ; la dénatalité et les défauts radicaux des systèmes monétaires internationaux, au sein d'une mondialisation dérégulée et déséquilibrée ; après avoir perdu toute indépendance au profit des commissaires européens.

Le spectacle donné par les parlementaires actuellement indique tout de même qu'il y a pire que des présidents défaillants. Fin de régime ? Tout le monde l'annonce. Avoir laissé la France dégringoler à la 28e place pour le PIB par tête est en effet le genre de résultat que personne en 1973, dans ses pires cauchemars, n'entrevoyait. Encore 50 ans de délire et on sera dépassé par le Zimbabwe. L'Européisme, l'Étatisme, le Socialisme, le Wokisme, le Fiscalisme, l'Anticapitalisme, l'Escrologie, le Keynésianisme dévoyé, la démagogie de la "gratuité de la vie", le gouvernement des juges, l'idéologie de la non-répression et le Justicialisme, ont été de plus féroces ennemis du peuple Français et de sa prospérité que la Constitution.

Le problème de la France n'est pas d'avoir un président trop puissant, mais qu'il a perdu toute autorité. Le problème du peuple français n'est pas qu'il souffre, mais qu'il ne travaille plus et ne fait plus d'enfants. Dans ces conditions, l'effondrement est automatique. Les Français ont le choix de croire qu'ils peuvent vivre sur la dette et l'argent des riches, ou de se remettre au boulot avec détermination, réenchanter la natalité et revenir aux grands équilibres.

La personnalité du futur président est importante, mais le programme l'est plus encore. En sacrifiant une mesure indispensable (le recul de l'âge de la retraite) la classe politique jette un froid terrible sur notre avenir. Certains désormais finissent par croire que le communisme est une solution pour perdurer dans la fainéantise assistée.

La seule solution est de se remettre dans la dynamique de la Ve République et de faire admettre aux Français que le salut passe par un programme massif et dynamique de redressement, avec la nécessité d'infliger une défaite cuisante aux ennemis de l'intérieur et de faire gagner une diplomatie de la prospérité.

Il est malheureusement clair qu'on n'en prend pas le chemin.

C'est tout de suite qu'il faut corriger la trajectoire et construire le projet décisif.

 

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

 

Taxe Zucman : l'aveu implicite d'une inspiration communiste

Merci à Gabriel Zucman d’avoir donné une clé d’interprétation significative de sa taxe, devenue virale dans le cadre de la grande opération de séduction du parti socialiste lancée par Emmanuel Macron, pour sauver les deux années restantes de son quinquennat. Dans un article sur Linkedin, il souhaitait répondre à ceux qui démontraient qu’elle ferait sombrer la croissance des entreprises concernées. Son argument : Il faut séparer l’actif de l’entreprise que la taxe n’altérerait pas et les administrateurs et actionnaires, les « hommes de papier », qu’on peut exproprier à petit feu sans dommage.

Gabriel Zucman reprend à son compte une distinction qui était courante en URSS et qui a été la base notamment de la politique soviétique en matière d’organisation de l’agriculture. La réification du paysan, devenu koulak en Russie et koulkoul en Ukraine, est équivalente à celle du patron propriétaire devenu un « papier » et non une personne de chair et de sang. On pouvait tout faire subir aux Koulaks. L’important était les semences, le tracteur et l’engrais. L’agriculture soviétique a été un désastre. Dès la chute du système communiste, on a assisté au retour de la grande vocation de l’Ukraine qui était d’être le grenier à grains du monde, rejointe par la Russie.

La vérité : une entreprise est un tout.

La leçon d’hier rejoint celle des grands États du moment. La Chine exige qu’une filiale étrangère soit associée à une société chinoise. Trump exige que le Tik Tok américain soit vendu à des Américains. On a pu vérifier qu’Orange privatisée n’est pas la même entreprise que France-Télécoms.

Stigmatiser de façon méprisante les propriétaires, et vouloir les exproprier progressivement sans indemnité, en pensant que l’entreprise elle-même n’en serait pas affectée dans ses résultats, est une pure spéculation idéologique de militant qui ne tient aucun compte de la réalité.

Merci vraiment pour cette clarification bienvenue qui souligne une inspiration communiste assumée, ce qui est bien toujours un peu surprenant quand on réfléchit aux 75 ans d’échec de ce régime avant son effondrement de l’intérieur. Elle permet d’en prévoir les conséquences et explique pourquoi beaucoup pensent qu’elle doit être dénoncée et écartée sans faiblesse dans une société de liberté où la propriété a valeur constitutionnelle.

Il est intéressant de noter qu’en France, pour être un économiste en vue, il suffit de proposer des taxes : taxe Tobin un temps ; délire Pic(po)ketty, ensuite ; taxe Zucman aujourd’hui.

Le Français, né malin…

Rappel : ce que nous disions début 2017

Pas une ligne à changer

Échec de l’économisme ou échec de l’économie ?

Dès la fin des années cinquante, marquées par l’exceptionnel enrichissement de ce qu’on appellera « les trente glorieuses », des voix se sont élevées pour expliquer que cette richesse n’était pas un vrai bien mais une aliénation, non pas un progrès mais une illusion. L’individu devenait solitaire dans la foule. Le dépouillement était de toute façon une valeur chrétienne fondamentale. La jouissance était un péché de gourmandise. Les religieux ont les premiers « sonné le tocsin » contre les méfaits du matérialisme. Les philosophes ont pris le relais. Dès la moitié des années soixante, on se piquait chez beaucoup d’entre eux de promouvoir le non-travail, le temps libre. On pouvait enfin accéder, grâce à l’automatisation (on ne disait pas encore : aux robots), à l’idéal grec : philosopher sans rien faire, sans l’ennui moral de l’esclavage. Les philosophes sont devenus de plus en plus critiques à mesure qu’ils étaient concurrencés par les sociologues. L’ennui était leur marxisme « méthodologique » qui leur a fait dire de multiples sottises et les a conduits à soutenir un système d’aliénation totale pour libérer l’humanité d’une aliénation supposée par la consommation.

L’économiste est devenu une espèce de galeux idéologique pour les tenants des religions, des idéologies, des idées et du primat du politique. Il est vrai qu’aux États-Unis, la croyance des économistes qu’ils avaient enfin trouvée leur pierre philosophale, la croissance indéfinie sans crise, les avait encouragés à pousser la discipline dans les universités et à obtenir des recrutements massifs dans l’administration dès le début des années soixante. Les autres pays suivirent et imitèrent. La place des économistes comme celle des sociologues grandit massivement dans les médias et la discussion politique.

Cinquante ans plus tard, il est curieux de constater qu’un nouveau mot est apparu dans les pays développés : l’économisme, forme de maladie sociale et intellectuelle grave, au même moment où l’effondrement du socialisme voyait des milliards d’humains se précipiter vers la consommation, sans tenir compte le moins du monde des idéalistes qui avaient mené le combat contre l’horreur communiste et qui croyaient à un socialisme à visage humain. La sauvegarde de la terre, ambition de droite dans les années d’avant-guerre, est devenue dès le début des années soixante-dix une ambition de gauche. L’écologie a décrété que l’économie était une maladie grave qui tuait la nature nourricière et que les Trente Glorieuses étaient en fait un génocide des espèces vivantes et, ses tenants, des criminels.

Nous en sommes là avec le retour des guerres de religions, la condamnation ontologique de l’individualisme, le refus du progrès, la condamnation de l’abomination des marques, et la désarticulation des clivages politiques traditionnels.

En France, la victoire surprenante d’un des candidats, Emmanuel Macron, avec effondrement des partis de gouvernement traditionnels depuis 1944, la gauche, le centre et la droite dites républicaines, provoque une montée d’adrénaline chez tous ceux qui considèrent l’économie, c’est-à-dire la prospérité matérielle, comme une tare.

Le Figaro Magazine a cru devoir ouvrir avec eux le procès de « l’économisme », succédané honteux d’une vraie religion, supposé animer les forces politiques balayées par le soudain tsunami, mais aussi le jeune vainqueur, ce qui paraît inacceptable à MM. Patrick Buisson et Marcel Gauchet. On le conjure d’abjurer cette funeste hérésie.

Pour eux tout le monde a tort dans cette affaire, les anciens comme les modernes.

Certes, affirme Buisson, le nouveau chef « a parfaitement analysé le vide émotionnel et imaginaire que la disparition de la figure du roi a creusé dans l’inconscient des Français ». « Accomplir des gestes et des rites qui ne vous appartiennent pas, qui viennent de plus loin que soi, permet de s’inscrire dans une continuité historique et d’affirmer une permanence qui transcende sa propre personne ». Voilà pour le satisfecit. Mais « Emmanuel Macron apparaît comme « la figure emblématique de cette nouvelle classe dominante qui aspire à substituer à tous ceux qui aspirent à un salut hors de l’économie […]». C’est très mal parce qu’« un système où l’économie commande l’organisation de la société est incapable de produire du sens ». Revoilà Mounier et sa « dissolution de la personne dans la matière ».

La droite a perdu pour ne pas avoir compris qu’il fallait en fait recréer un grand mouvement conservateur enraciné et enracinant, « subordonnant la matière à l’esprit », qui permettrait « de mettre fin à l’abaissement du politique au niveau de la gouvernance économique ».

Pour Marcel Gaucher le grand virage s’opère en 1974, « une rupture économique et sociale mais aussi anthropologique comparable à celle de 1 492 ». Wall Street et la City ont pris le manche dans la foulée de la hausse des prix du pétrole. Depuis « l’économie et la technocratie règnent en maîtres ». L’atomisation de la société autonomise les individus, désormais irréductibles à une classe. Privées de l’Église et du Parti communiste « les sociétés européennes seraient désormais confrontées à un malaise existentiel profond ».

En un mot l’homme nouveau du nouveau monde dominé par l’économisme, est désormais seul et désenchanté. Du coup il en vient à voter, dans l’extase, pour le vide macronien.

Bien entendu, notre résumé est réducteur. Les réflexions de nos deux auteurs sont souvent riches et intéressantes. Mais nous ressentons un profond désaccord sur un point : ce ne sont pas les économistes et leur religion supposée que serait l’économisme qui sont au cœur des mouvements constatés.

La grande mutation ne date pas comme le dit Gauchet de 1974 mais de 1971 où, pour des raisons impériales, les États-Unis prennent à contre-pied toutes les doctrines économiques du moment pour instituer un système de changes flottants et de domination économique violente. Il s’agit d’une voie de fait qui aboutira à une baisse tendancielle de la croissance, à l’aggravation des crises périodiques et à la montée de l’endettement, ce que nous appelons une économie baudruche, indéfendable en doctrine. Les économistes n’ont pas triomphé dans l’affaire : ils se sont couchés, car ils n’avaient aucun moyen de s’opposer sans risque de carrière ou par médiocrité. Seuls des économistes comme Sauvy, Allais, Rueff ont, en France, sauvé l’honneur de la profession, en montrant les vices inhérents au nouveau système  mis en place. On n’a pas constaté le triomphe de l’économisme mais celui des rapports de force politiques.

Le succès du jeune Macron n’a rien à voir avec l’économie. Le coup d’État qui vient de réussir est comme nous l’avons démontré dans plusieurs articles, un pronunciamiento de la haute fonction publique, qui domine l’état, la société politique, les médias et la finance. Il n’y a rien de solide du point de vue économique dans le programme Macron. Les premières mesures sont fiscales et démagogiques. La dérégulation du travail est un leurre qui permet de satisfaire Bruxelles et qui n’aura dans les formes envisagées qu’un impact minime sur l’économie. De la même façon que les plans « Macron » précédents n’ont pas eu le moindre effet significatif.

Il est évident qu’un comportement un peu plus digne que les exploits de « Bidochon et Foutriquet », qui ont abaissé largement la fonction présidentielle, est bienvenu et apprécié de tous. Mais cela ne suffit pas.

L’économie est malade. Son organisation internationale et européenne est fautive. Elle restera inchangée. On ne constate pas un échec de l’économisme mais un état semi-comateux de l’économie. Le ras-le-bol des électeurs provient de la baisse constante de la croissance depuis 1971 et des conséquences sur l’emploi des explosions de dettes et des crises conjoncturelles résultantes. Ils croient naïvement, et ce n’est qu’en cela qu’on peut parler d’économisme, que leur malheur provient des partis qui ont alterné au pouvoir depuis 1971. On leur dit qu’en dépassant les vieux clivages « on » va pouvoir « faire les réformes nécessaires » et ils radotent « laissons leur une chance ».

Les malheurs du monde proviennent d’un défaut majeur d’organisation du système monétaire international qui n’est pas compris ni même cité, encore moins attaqué. La cause est politique. Le système de monnaie unique européen est également grevé de défauts structurels majeurs qui ne sont pas plus compris du plus grand nombre que traités. La cause est politique. La stupidité française du tout impôt qui a conduit à des dépenses publiques supérieures en valeur à la valeur ajoutée du secteur marchand, est une maladie politique, totalement antiéconomique.

La vérité de la situation devient plus claire :

-        Les Français sont las des impôts et des querelles idéologiques autour des solutions qui permettraient de sortir de la baisse relativemais continuelle du revenu par tête. Ils ont perdu confiance, après 40 ans d’incapacité à sortir du trou, dans les partis dits de gouvernements. Ils ont pu être trompés assez facilement par un nouveau venu qui a prétendu qu’on pouvait s’unir au-delà des divisions habituelles pour trouver des solutions efficaces, en vérité apolitiques. Ils l’ont été d’autant plus facilement que la manipulation médiatique a été gigantesque, dans un système où les médias ont perdu toute autonomie et où il n’y a qu’une poignée de décideurs vivant dans la dépendance de l’État.

-        Ce n’est pas l’économisme qui rend malade la société mais l’économie qui est malade des décisions désastreuses prises par les politiques pour des objectifs politiques.

Aujourd’hui la réflexion politique a comme toujours son autonomie par rapport à l’économie. Mais l’économie n’a pas d’autonomie par rapport au politique.

Entre ceux qui ne veulent plus de croissance pour sauver la terre et l’humanité, alors que 7 milliards d’humains veulent consommer et avoir enfin plus qu’une vie de misère et de survie, les stratégies de puissance des grands États, qui n’ont pas renoncé à leur surmoi géostratégique, l’irresponsabilité des pays qui laissent s’envoler la croissance de leur population et donc alimentent une émigration de masse déstabilisatrice, les stratégies d’entreprises mondialisées qui parviennent à échapper au droit commun et à imposer des comportements consuméristes désastreux, tout en échappant aux impôts, l’affaiblissement des États voulus par les bureaucrates de Bruxelles et les européistes militants, la dérive de la dictature des juges, les politiques et les électeurs sont totalement perdus.

L’ennui, dans le cas de la France et de l’élection du jeune Macron, c’est qu’il n’y a strictement rien, dans le programme confus et trompeur du dit qui laisse planer le moindre espoir. La soumission à l’Europe supranationale paraît totale. Les nouvelles libertés données aux grandes entreprises multinationales et à elles seules, de dépecer le droit social, l’augmentation massive des impôts, sauf pour la finance et ses produits et la démagogie éhontée de l’achat de vote, n’annoncent rien de fondamentalement positifs. Il n’y a rien d’économique là-dedans, sinon du cynisme politique accompagné de licences microéconomiques et sectorielles pour des intérêts particuliers.

N’accusons pas les économistes ni l’économie d’un état de fait entièrement politique. Les pronunciamientos militaires ou de hauts fonctionnaires ont ceci de commun que l’économie n’en forme jamais la substance même si elle apparaît dans la tromperie des discours.

Disons-le nettement et à Marcel Gauchet et à Patrick Buisson : l’économie est malade. Elle ne l’est pas de l’économisme mais des jeux politiques, idéologiques et géostratégiques qui ont entraîné la mise en place d’organisations économiques défectueuses.

De la stabilité des "stablecoins"

Dix grandes banques internationales viennent de créer un « stablecoin ». Pas de doute c’est du sérieux, car ces banques sont énormes et couvrent le monde libre en entier. Mais le problème est de savoir quel est l’étalon base de la prétendue stabilité. On ne sait pas encore si c’est le dollar, le plus probable, ou l’Euro, comme le réclame le gouverneur de la Banque de France, sachant que de son côté la BCE est en train de concocter sa propre cryptomonnaie.

Le problème est que le dollar, évalué en or, a vu son cours baisser de 99,99% en 50 ans. Le Bitcoin vaut maintenant près de 120.000 dollars.  L’évaluation du dollar en Bitcoin est aussi d’un montant ridicule.  

La « stabilité » qu’on nous annonce, a l’allure d’une descente sur toboggan, avec une pente vertigineuse.

Le projet ne crée qu’une alternative à la carte bancaire : un virement électronique de porte-monnaie à portemonnaie électronique, avec ou sans limite de plafond, ce n’est pas encore très clair. L’avantage : virement immédiat et sans frais.

Comment cela se combinera-t-il avec la crypto de la BCE ?

 Comment cela se combinera-t-il avec des comptes bancaires en Bitcoin, qui offre le même service tout en conservant la valeur de la monnaie en « valeur de référence » ?.

 

Ne répondez pas tous en même temps.

Vents mauvais, fantômes crépusculaires, l’automne de la France

Le problème de l’abjection, c’est qu’une fois engagé sur ce sinistre chemin, on ne peut que descendre. Ceux qui ont entraîné la France dans ce précipice organisent des sarabandes méphitiques imposées par des médias en pleine décomposition qui salissent des auditeurs ou des lecteurs interloqués.

Éric Schoettl écrit avec une belle plume : « un président fantôme reconnaît un état fantôme ». La séance à l’ONU a été effectivement une cérémonie mortuaire au sein d’une institution, l’ONU, morte depuis longtemps.

Le même jour un tribunal spectral condamne à 5 ans de prison fermes un ancien président pour des charges fantômes, après une instruction méphitique, façon chasse à l’homme, qui a duré 20 ans pour un prix extravagant. Après Juppé, Chirac, Fillon, c’est le quatrième haut dirigeant LR à être condamné. Le justicialisme d’extrême gauche frappe toujours à droite. On dénonce l’exécution provisoire. Mais c’est une exécution définitive !

L’antiaméricanisme était le socialisme des imbéciles. Les socialistes se sont convertis à l’extrême gauche américaine. Ils viennent d’importer le programme wokiste, anti capitaliste et proche de la guerre civile des Démocrates, et reprennent la taxe dite Zucman, un génie, nécessairement un génie, qui a adapté un des articles les plus frelatés du programme de Kamala Harris. L’importation des sottises dangereuses du parti Démocrate devient le nouveau socialisme des imbéciles.

La grande opération d’Emmanuel Macron pour recoller les morceaux avec le PS et obtenir soit qu’il entre dans la coalition gouvernementale, soit qu’il s’abstienne de la détruire, tourne à la confusion. Mort aux riches (avec joli dessin d’une guillotine) devient le slogan à la mode. On appréciera sa délicatesse sociale, sa finesse idéologique et son opportunité, alors que la dette continue de monter à la vitesse d’un cheval au galop et que la stagnation économique menace de tourner à la récession.

Le nouveau premier ministre offert à la France, front bas (on n’ose pas dire qu’il a le front populaire), s’active à on ne sait quoi dans un silence total. Un fantôme ! On commence à remettre en cause la cornue étrange de Lecornu que certains veulent envoyer se rhabiller.

Bidochon, le motard de la rue du Cirque, un autre président spectral, parade dans les médias en flattant sa gauchitude et en tenant des propos lunaires. Macron le met sur une estrade avec Glucksmann, pour obtenir sa béquille et finir son quinquennat impossible. Mais la direction du PS ne veut pas. Ce n’est pas un fort Vauban, ce Faure. Mais la douve qui le protège est si pourrie par LFI que même la nomination de Mme Najat BelKacem, épouse de M. Vallaud chef des socialistes de l’Assemblée et copain de promotion à l’ENA du président, risque de ne pas suffire. Où va-t-on dans cette république bananière non fantomatique si de petites corruptions ne suffisent plus ?

Poutine, le fantôme de Staline, et dont certains Russes disent que celui qu’on voit partout est en fait un sosie, teste tous les jours la défense de l’Union Européenne et envoie drones et avions de chasse dans son espace aérien, tout en déclarant que si on les détruit il entrera en guerre.

Gaza, réduite en poussière n’est plus qu’une ville fantôme, où les fantoches du Hamas se terrent comme des spectres dans des tunnels creusés avec l’argent des Occidentaux. Le gouvernement israélien annonce qu’il va réduire à néant ce qui reste et ceux qui viendraient à rester, et illustre sa vision personnelle du slogan « free Palestine » : libération de tout pouvoir musulman.

Mme Van der Leyen chante à sa façon une version moderne, en anglais, du fantomatique « deutschland uber alles » tout en piétinant la France de Macron avec ses petits mocassins. Apparemment cela suffit pour aplatir le président fantôme français.

Le Bitcoin, l’exemple parfait d’une monnaie fantôme est désormais très au-dessus de 100 000 dollars. Mais la BCE, ce fantôme de banque centrale, va émettre des cryptos euros. Formidable, non ?

Qui aurait pu croire que la France sombre aussi bas aussi vite ? Les Augures annoncent, toujours en anglais, un « day of reckoning ». Le Jugement Dernier est le dernier reste d’un catholicisme que Vatican II a liquidé en un demi-siècle et qui ne trouve plus de prêtres nulle part dans le monde, comme le constate le Wall Street journal. Il ne faut pas confondre porte de la chapelle et Porte de la Chapelle.

Cette année Halloween a commencé un peu tôt.

Lintrouvable politique de l'offre d'Emmanuel Macron

Au moment où la réputation du président de la République française sombre dans les profondeurs du mépris abyssal qui se généralise désormais dans l’opinion publique, les thuriféraires stipendiés du régime dans certains médias ou par la bouche de députés de son obédience chantent une petite chanson frelatée : Emmanuel Macron aurait défini une politique économique gagnante et elle s’appellerait « la politique de l’offre ». Il importerait que le gouvernement en formation respecte cet apport crucial au bonheur français.

Macron n’a jamais eu de politique de l’offre réelle, mais s’est complu dans une démagogie sans nom destinée à son élection puis sa réélection.

La mesure la plus détestable a été le transfert sur la dette de l’impôt local le plus juste : la taxe d’habitation. Tout le monde comprend qu’en temps qu’habitant d’une ville, il faut contribuer aux frais de nettoyage, d’entretien et de modernisation de cette communauté de proximité. Ces frais sont là pour durer et n’ont pas été réduits, bien au contraire. Supprimer la taxe d’habitation sans dire qui paiera est une démagogie grossière et même sordide. Jeter en pâture aux électeurs pour favoriser son élection une fausse baisse des impôts est une pure abjection antidémocratique. Cela a marché. Les crétins ont voté pour le démagogue. Et les votants et l’élu se sont déshonorés. Où est la politique de l’offre ?

Le démagogue en mal de réélection a ensemencé l’année précédant le vote de démagogies ciblées visant successivement toutes les catégories de la population. Certains ont chiffré à 80 milliards d’euros tous « ces cadeaux au peuple ». Où est la politique de l’offre ?

Alors que la jeunesse s’effondrait, que le nombre de 20 à 60 ans diminuait et qu’en dix ans il allait falloir faire face à l’arrivée de plus de 3.500.000 personnes de plus de 60 ans la réorganisation du système de retraite devenait critique. Rien n’a bougé pendant le premier quinquennat pour ne pas risquer la non-réélection. Où est la politique de l’offre ?

Aucun des grands problèmes structurels qui encombrent l’avenir français n’a fait l’objet de la moindre réforme.

Seules quatre mesures utiles ont été prises :

-            La suppression de l’ISF sur les valeurs mobilières

-            La taxation forfaitaire des produits financiers

-            L’amélioration de l’apprentissage

-            La baisse des conditions de l’indemnisation chômage.

Les deux premières mesures étaient devenues incontournables : taxer au taux marginal de l’IR les flux de revenus de l’épargne et y ajouter un impôt sur les stocks étranglaient radicalement cet aspect de la vie économique.  Quand on sait que le rendement de l’épargne est inférieur à 2% en moyenne, que l’inflation est proche de 2% lissée sur plusieurs années, réduisant à zéro la rentabilité effective, l’ISF entraîne aussitôt un rendement négatif aggravé par le fait que 45% de la rente est prélevée par l’impôt. Le système mis en place par l’Enarque Hollande, le président petite blague, qui se voulait « normal », qui finira en Bidochon ridicule, supprimait radicalement tout effort d’épargne dynamique.

L’apprentissage a été l’occasion d’une gabegie de dépenses intenables.

La baisse de l’indemnisation de chômage n’a pas eu l’effet escompté, du fait qu’on a laissé enfler les licenciements à base contractuelle, extrêmement coûteux pour l’Etat.

Emmanuel Macron n’est pas revenu sur l’exonération des prélèvements sociaux sur le Smic. Comme pour la taxe d’habitation. On a conservé les coûts en supprimant leur financement par les bénéficiaires. La dette s’est mise à enfler de façon démente. Une trappe à pauvreté s’est ouverte au sein de la société française.

Le RSA n’a pas été remis en cause.

Emmanuel Macron a cautionné la politique européenne qui a cassé l’industrie, notamment européenne, le marché de l’énergie, l’agriculture et le bâtiment. Là encore, où est la politique de l’offre ?

Son second quinquennat est une erreur et une horreur de bout en bout. La dette pollue tout le débat politique. Les singeries diplomatiques d’un président malade de lui-même déconsidère la France.

Non, il n’y a pas eu de politique de l’offre, sinon celle de l’exposition indécente du nombril du Président. Finissons-en une bonne fois pour toute avec la prétendue politique de l’offre du président Macron.

HL

Un climat fiscal absurde

L’incompréhension économique atteint des sommets. La pseudo-réflexion des économistes de médias confine à l’absurde.

Donnons-en un seul exemple : l’évaporation de la valeur de la monnaie. En 1971, une once d’or valait 35 dollars. Cette semaine le cours a été de 3 643,92 $. Le dollar a perdu à peu près 99 % de sa valeur en 50 ans. Il en va de même pour presque toutes les monnaies qui ont perdu entre 90 et 98 % de leur valeur.

Tous les biens qui n’ont pas vu leur valeur nominale multipliée par 100 sont perdants. Idem, évidemment pour les rémunérations.

L’indice reconstitué de la Bourse de Paris est passé de 300 en 1971 à 7 400, soit une multiplication par 24 seulement.

Si on prend le SMIC créé en 1970 à un peu moins de 600 F mensuel soit autour de 80 euros, il devrait être de 8 000 euros aujourd’hui si on faisait la multiplication par 100. Il est de 1 800 euros. Il a été multiplié par vingt-deux.

En sommant la France d’assumer le rattrapage des pays pauvres d’Europe et du monde, la pression sur le revenu a été terrible. Mais il a évalué un peu mieux que la bourse.

Comme le panier de la ménagère a baissé plus vite que les salaires, le pouvoir d’achat s’est accru. Quand ce mouvement différentiel s’arrête, la crise du pouvoir d’achat est immédiate. Dans tous les cas le rapport, coût de l’immobilier et de la bourse sur salaire s’accroît avec le temps. Il devient impossible de se loger sans emprunter massivement.

Le prix du m2 à Paris était de 150 euros environ le m2. Il est désormais de 10 000 euros. Une multiplication par 66. Il n’a pas conservé sa valeur mais il fait 2.5 fois mieux que la bourse et les salaires.

La folie anti-riche qui saisit une France surendettée par l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante avec cette obsession pour la taxation des patrimoines et des héritiers, vient principalement du fait que la valeur des biens de consommations a baissé plus vite que celles des biens immobiliers. C’est un simple effet d’optique.

Lorsqu’une bande de hauts fonctionnaires étatistes, après avoir capté le politique, s’érige en caste, dans un système monétaire foireux, avec une mondialisation sans limite, elle ne pense plus qu’à se nourrir sur le capital des particuliers qu’elle nomme ultra riches par rente ou héritiers sans mérite pour dévaloriser leur image. Le terme Koulak est un peu usé.

Pour gagner 700 000 ou 800 000 euros par an il vaut mieux être énarque « fille de » que chef d’entreprise. Demandez à Parly 2 et Wargon ce qu’elles en pensent. Si vous voulez voir des retraités heureux accumulant des millions, demandez à Jospin et à Juppé combien ils ont gagné et vont gagner depuis qu’ils ont 60 ans jusqu’à la fin de leur vie ! Une des mesures qui marquerait la fin du jeu serait d’interdire un cumul de rémunérations de plus de 100 000 euros par an à tout fonctionnaire actif et 50.000 à tout fonctionnaire retraité, après avoir aligné le système de retraite publique sur celui du privé.

Si LR reste au gouvernement au prix d’un retour à l’ISF ou la création de taxes type Zucman, nous prévoyons un avenir plus que glauque pour ce parti. Une coalition fiscale pour permettre à l’indécent Macron de sauver son siège encore deux ans ? L’épilogue sera sinistre !

« Couple franco-allemand » : le mythe peut-il encore survivre ?

La création de la Communauté économique européenne avait, au départ, le but d’empêcher l’Allemagne de redevenir dominante en Europe. On n’a pas voulu qu’elle expie durablement ses crimes et on n’a pas repris l’antienne des réparations qui avait gâché l’après-guerre de quatorze. On l’a dégagée de toute obligation militaire. On l’a coupée en trois et occupée. On l’a encoquillée dans une union économique.

L’Allemagne de l’Ouest a compris qu’elle devait s’en sortir par le travail et l’exportation en devenant très compétitive, doctrine partagée par le Japon. Et accepter le nouveau suzerain, les Etats-Unis ! La « construction européenne » était vue en Allemagne comme une volonté américaine qui offrait à l’Allemagne de l’Ouest démocratique une place diplomatique de fondateur et la réintégration dans le concert des nations, sous réserve de respecter le suzerain… tout en évitant de passer sous les fourches caudines de la France, seule puissance libre en Europe.

Dans une Europe des six avec l’Italie, ex fasciste, l’Allemagne, ex-nazie, et le petit Benelux, la France, force occupante en Allemagne, tenait un rôle crucial. Vainqueur au côté des Alliés, avec un siège ad hoc à l’ONU, elle seule pouvait parler haut. La France a cru disposer du pouvoir de direction de l’Europe, l’Allemagne déconsidérée jouant le jeu de l’économie partagée. L’Allemagne serait le cheval et la France le cavalier ! Un couple, mais assez spécial propre à créer les conditions d’une Europe de la coopération renforcée et de la paix entre les anciennes nations ennemies.

Le Général avec le traité de l’Elysée croyait pouvoir réaliser ce tour de force, en coupant la tutelle des Américains sur l’Allemagne. Les dispositions sympathiques mais triviales du traité s’imposèrent mais le préambule voté unilatéralement par le Bundestag, introduisait «expressément et explicitement les mots et les concepts mêmes que de Gaulle avait opiniâtrement écartés » :

« Étroite association entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique »,

« Admission de la Grande-Bretagne » (qui intégrera la CEE lors de son premier élargissement en 1973),

« Défense commune dans le cadre de l'Alliance de l'Atlantique nord »,

« Abaissement des barrières douanières avec la Grande-Bretagne et les États-Unis d'Amérique, ainsi que d'autres États, dans le cadre du GATT ».

La réconciliation a eu lieu. Des relations de confiance ont été établies à plusieurs étages (jeunesse, villes, gouvernement…). Mais il n’y a jamais eu de couple franco-allemand.

Jusqu’en 1971, les excédents allemands ont été partiellement et provisoirement corrigés par les mécanismes de Bretton Woods, avec des réévaluations parfois sévères des taux de change allemands (deux fois entre 58 et 71). Jusqu’aux évènements de mai 68, le commerce extérieur français était satisfaisant. Le budget était tenu, bien que le Général de Gaulle fût exaspéré par la politique personnelle de Giscard déjà obsédé par l’impôt et la dépense publique, souvent soutenu par Pompidou. « Pas plus de 32% de prélèvements obligatoires ! » disait-il. La démographie était excellente soutenue par le retour des Français d’Algérie.

Pompidou allait être l’homme du réalignement de la France sur les Etats-Unis et sur l’européisme sous suzeraineté. L’apport gaulliste va être mis au panier.

Il accepte l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, y affaiblissant la position de la France

Il fait préparer une réforme monétaire permettant à l’Europe d’avoir une monnaie en propre,  préparant une perte de souveraineté.

Tout cela allait être aggravé par deux actions venues des Etats-Unis :

La première « révolution  de couleur », en mai 68, est une vengeance des Etats-Unis qui n’ont pas apprécié le discours du Général de Gaulle exigeant le retour à l’étalon or et la fin des privilèges du dollar. Pompidou, premier Ministre, croit devoir finasser avec les étudiants en révolte et cède tout, entraînant l’effondrement de la monnaie…  du budget et de l’Education nationale.

La destruction des accords de Bretton Woods, met fin aux Trente Glorieuses, provoque la crise de 1973 et met la France sous rançon des pays pétroliers. Pompidou malade laisse l’Allemagne imposer les changes flottants qui seront avalisées par Giscard à la Jamaïque.

Giscard pousse la construction européenne et impose l’énarchie compassionnelle et bienveillante en France : et le président et son premier ministre sont hauts fonctionnaires et diplômés de l’ENA. Le septennat sera totalement fiscaliste, sociétaliste et européiste. Les Allemands sont en difficulté : leurs réserves en dollars ont été dévalués et le coût de l’énergie fait vaciller leur mercantilisme. On dit en 1980 qu’ils sont l’homme malade de l’Europe. La France a fait le choix du nucléaire et se lance dans le TGV et les plans de relance industrielle.

La querelle Giscard Chirac fait le lit de Mitterrand qui assomme la France avec le programme commun, renforce l’emprise de l’Enarchie … et prépare le passage à l’Union Européenne et au traité de Maastricht, après quelques simagrées avec le chancelier Kohl qui prépare la réunification de l’Allemagne. La terrible crise de 1992-94, provoquée une fois de plus par les changes flottants, fait venir Jacques Chirac au pouvoir, qui déjeante très vite, et le sinistre Jospin vient finir de détruire le pays et sa compétitivité, en faisant dérailler l’effort nucléaire, en créant des impôts insupportables, en ruinant la compétitivité des entreprises avec notamment les 35 heures,tout en ruinant le budget pour longtemps, la dette commençant à prendre une belle ampleur.

L’élargissement de l’Union Européenne désormais fédérale à 27 états a totalement marginalisé la France, tandis que l’Allemagne a retrouvé sa domination sur toute l’Europe centrale. L’alignement sur les Etats-Unis avec mépris pour « les prétentions françaises » y est généralisé.  

Depuis 2000, le mercantilisme allemand s’est aggravé permettant au pays d’accumuler d’énormes excédents. La volonté allemande de s’opposer à l’énergie nucléaire française a été constante. Le choix débile de l’éolien l’a conduit à se mettre en les mains du gaz russe alors que le marché chinois lui permettait d’exporter ses machines, créant un concurrent mondial extravagant. Nous sommes contraints à soutenir une énergie éolienne néfaste et dont on n’a pas besoin, à cause des Allemands. Les Etats-Unis lassés de payer la sécurité de l’Allemagne et de subir les excédents de l’Allemagne augmentent de 15% les droits de douane des produits…français.  

L’Europe allemande aura été à nouveau un drame pour la France. L’élection de présidents nullissimes comme Hollande ou le catastrophique, demi-fou et dérisoire Macron a tout aggravé.

Où est le couple franco-allemand ?

Nulle part. Le fantôme s’est transformé en illusion méprisée sur laquelle on ironise. On apprend que l’Allemagne va devenir la première puissance militaire de l’Union et qu’elle se fournira en tout aux Etats-Unis. Elle a encore besoin du suzerain américain. Et la désinformation officielle française nous indique que le nouveau chancelier allemand veut rétablir de bonnes relations avec la France…

L’Allemagne n’a pas besoin de la France et en fait désormais à sa tête au PPE et à la Commission. Une autre histoire a commencé. Il faut en prendre acte. Elle est glauque pour la France, surendettée, vulnérable, et devenue à peine plus influente qu’Andorre ou le Luxembourg du fait des caprices grotesques de l’enfant-roi, malade d’anti-France et de lui-même, qu’elle a renouvelé de façon stupide et inconsidérée à sa tête.

Le mythe du couple franco-allemand est mort sans fleurs ni couronnes. RIP !

Alain Minc en souffrance, voire en panique

Alain Minc est un penseur de l’économie particulièrement remarquable qui, depuis plus de 40 ans, joue un rôle réel dans la vie intellectuelle du pays. Pendant ces décennies il a été l’avocat éloquent et précis de la mondialisation heureuse, de l’Union européenne qui, comme l’Euro, nous protège, de l’ouverture des marchés et de la concurrence internationale contre les vilains protectionnistes, de la financiarisation inévitable et bénéfique des relations économiques internationales, de l’excellence des mouvements de personnes sans intrusion des frontières rétrogrades et, en France, d’un centrisme social-démocrate en France, dominée par l’Enarchie compassionnelle et bienveillante, et il a vivement soutenu l’aventure un peu étrange d’Emmanuel Macron. Tous les textes qu’il a signés, livres ou articles, portaient la marque d’un style élégant et d’une pensée claire et raisonnée.

Et voilà que tout s’écroule. La dissolution voulue par son protégé Macron était un acte fou et inadmissible. Mme Van der Leyen va dans un golf pas clair signer humblement un acte de capitulation qui montre que l’Union Européenne ne nous protège pas. Poutine menace l’Europe qui s’avère totalement incapable de se défendre sans les États-Unis. Pire encore, l’Euro qui a permis à l’Allemagne de développer une politique d’excédents colossaux tant au sein de l’Euroland que vis-à-vis des États-Unis, est indirectement la source de l’ire des États-Unis, en déficit commercial permanent avec l’Union Européenne à cause de l’Allemagne. La France paie pour les excédents allemands. Le doux commerce n’a pas empêché la formation de dictatures majeures de grands pays. L’immigration Maghrébine et africaine envahit une Europe en pleine dénatalité, alors que la guerre au Moyen orient déclenche un antisémitisme forcené. L’énarchie est responsable d’un déficit budgétaire permanent depuis des décennies, qui n’est pas jugulé parce que nous pouvons emprunter à tout va, car les excédents offrent de l’argent à placer.

Tout le champ idéologique promu par Alain Minc est en ruine. On comprend sa souffrance qui fait peine. On voit avec tristesse, dans son dernier article dans le Figaro du samedi 2 août, qu’il ne parvient plus à garder sang froid et cohérence, face à cet effondrement brutal.

Les accords vocalisés par Mme Van der Leyen sont exécrables pour la France. Une preuve que l’UE ne nous protège pas ? Pas du tout : il n’y avait pas d’alternative ! C’est donc une mesure exécrable mais, en même temps, heureuse. On retrouve le TINA de Margaret Thatcher. There is no alternative.

Et pourquoi n’y avait-il pas d’alternative avec une direction de l’Union Européenne tellement qualiteuse en charge de façon exclusive de tout le domaine commercial depuis des lustres ? L’Europe institutionnelle serait-elle passée à côté d’aspects essentiels qui l’auraient rendue vulnérable ? Grand silence ! Chut !

Le grand coupable c’est… la France, pas les États-Unis dont Alain Minc vient d’acquérir la nationalité. La France est dirigée par une bande d’hypocrites fieffés qui a envisagé une « provocation contre le système monétaire international » que personne ne nous aurait pardonnée. Rappelons qu’il n’y a plus de système monétaire international, depuis que les États-Unis ont détruit les Accords de Bretton Woods qui stipulaient que les grands déficits et les grands excédents étaient interdits. Là, il y a eu destruction, pas provocation, et profonde hypocrisie. Il en a résulté six crises mondiales dont la dernière, celle de 2008 a failli tout emporter, et la crispation commerciale de Donald Trump. Les propos d’Alain Minc sont totalement incohérents et tournent à la vaticination.

Bien sûr, il a raison d’affirmer que lorsqu’on n’a mené en France une politique économique aussi mauvaise et déséquilibrée, et qu’on a si mal géré le pays, on manque un peu d’influence et beaucoup de capacité de s’imposer. Mais quel rapport avec la volonté mondiale de Donald Trump de rétablir les comptes des États-Unis avec un « big stick » et la décision de l’Union européenne de subir sans réagir, comme un pays vassal ?

La France est tellement nulle qu’elle doit se féliciter d’être dans la zone euro « qui nous protège » ! On sait que même si elle était hyperpuissante et bien gérée pour Minc elle devrait être aussi heureuse de s’intégrer dans une Union Européenne « qui nous protège ».

La guerre en Ukraine nous a rappelé que nous avions renoncé à disposer d’une armée forte. Pour la renforcer il faut de l’acier et des métaux. C’est vrai aussi pour Trump qui sait que les centaines de milliers de drones nécessaires à une guerre moderne exigeront de larges ressources en la matière, sans parler des chars et des autres types d’armes. Alain Minc y voit une résurgence inopportune et débile de la pensée du XIXe siècle, alors que les ouvriers dans ces secteurs « relèvent du débat sur les droits sociaux » ! Demandez aux Ukrainiens, aux Iraniens et aux Israéliens !

Pour conclure, Alain Minc rappelle qu’en période de conflits la vraie force est stratégique et militaire. Sans acier et métaux, cela risque d’être un peu faiblard. Mais là n’est pas l’important.

Pour Minc la solution est évidente : doter l’excellente Mme Van der Leyen, malheureuse victime des « hypocrites du bloc central », d’un véritable État fédéral superarmé, suggérant (sans le dire, ce qui est aussi un poil hypocrite) qu’après cela et Trump et Poutine n’auraient qu’à bien se tenir, sans parler de la Turquie, de l’Algérie etc.

Dans son palais idéologique éventré, Alain Minc montre un désarroi dévastateur !

Errare humanum est sed perseverare diabolicum.

Un conseil amical à ce grand penseur en détresse : « Cum errare humanum sit, discamus a nostris erroribus »

Deux malédictions françaises : 2. Le drame monétaire

La « négociation » vient de se terminer entre la présidente allemande de la Commission Européenne avec le « mâle dominant » Trump. Elle a été convoquée à une réunion sur un golf écossais appartenant à Trump, entre deux parties. On lui a dit : signe-là ! Elle a signé. Trump a commenté sa victoire éclatante devant une Van der Leyen muette et gênée. Fin de partie.

Comme dit le « narratif européiste » : l’Europe est notre avenir et nous protège car, seule son poids économique peut lutter contre les autres puissances mondiales. La France, qui est en déficit commercial continu et gigantesque depuis les mesures Jospin, notamment les trente-cinq heures et le début de la destruction de la filière nucléaire de production électrique, est traitée par les États-Unis, comme une puissance exportatrice abusive qui mérite des mesures de rétorsion. Ce qu’elle n’est pas. Une énorme injustice, fruit de notre inconséquence européenne.

L’Angleterre qui est sortie de l’Union Européenne, non seulement a une meilleure croissance mais a trouvé un arrangement très favorable avec Trump. La France elle paie pour l’Allemagne qui a accumulé des excédents démentiels avec tout le monde, notamment avec la France et, pour la seconde fois, a provoqué des mesures de rétorsion américaines qui touchent l’économie française. La Chine, elle a su résister et reste ménagée par Trump, tout comme Poutine. L’espèce de gamin immature et narcissique qui a réussi à s’imposer à la présidence française se fait traiter comme tel par Trump. Pour garder un peu d’actualité, il reconnaît de facto l’action du Hamas en reconnaissant une Palestine impossible. Bien sûr le tout et accompagné d’un narratif longuement travaillé avec des équipes qui ne servent qu’à cela : « grâce à la France, les pays arabes vont faire leur rupture avec le Hamas ». Rupture qui existe déjà !

Quelle est la vraie cause de tout ce cirque indécent ? Nous l’écrivons depuis plus de 25 ans. Le système monétaire larvaire et pervers qui a été mis en place par les Américains en été 1971, qui ont fait défaut sans scrupule sur tous leurs engagements précédents, a créé une situation de crise permanente, avec multiplication des récessions périodiques, qui avaient disparu, et une mondialisation totalement déséquilibrée alors que l’entre-deux-guerres avaient prouvé que si on laissait des pays accumuler de gros excédents et de gros déficits on flinguait l’économie mondiale. Tous les traités économiques de l’immédiate après-guerre l’ont consigné. Nous avons fait inlassablement l’analyse du phénomène, notamment dans notre livre L’étrange Désastre paru en… 2 015. Dix ans déjà.

On a laissé le Japon, l’Allemagne puis la Chine et tous les dragons d’Orient et la Turquie et le Mexique accumuler des excédents pharamineux.

L’Union Européenne a voté à Maastricht une réforme monétaire qui crée un système où les déséquilibres entre les pays ne peuvent pas être corrigés par le moyen monétaire. Trois pays, à l’intérieur de l’Eurozone, ont accumulé des excédents colossaux qui n’ont jamais pu être réduits. La zone, elle, a accumulé, via l’Allemagne des excédents importants vis-à-vis des États-Unis et des déficits colossaux avec la Chine. Tout était en place pour un désastre. Il a eu lieu d’abord en 2008 avec la pire récession mondiale depuis 1929, puis en 2011 avec la crise propre à l’Euroland. Il culmine avec la soumission honteuse aux exigences de Donald Trump.

L’Europe a-t-elle réagi et exigé une réforme du système monétaire international inconsistant et dangereux ? Pas un mot. A-t-elle exigé qu’on réforme l’Euroland ? Pas du tout. Mais on a permis des déversements de monnaie totalement inconséquents puis une politique d’étouffement du crédit. Le grand n’importe quoi d’une BCE dirigée par une incompétente !

Quant à l’Allemagne elle a décidé unilatéralement de renoncer à son énergie nucléaire remplacée par des achats colossaux de gaz en Russie, permettant à Poutine de réarmer et des ventes colossales en Chine, au prix de déficits colossaux vis-à-vis de la Chine dans les autres pays de l’Union. En même temps l’Allemagne tentait de diaboliser l’énergie nucléaire et soutenait un plan de développement des Enr totalement débile. Il aura suffi que le batave Timmermans veuille être élu dans une coalition avec les Verts, pour entraîner l’Europe dans un calendrier intenable de prétendue « transition énergétique » où seule au monde elle s’est voulue exemplaire et s’est ruinée.

L’attaque Russe en Ukraine a fait voler en éclats cette belle mécanique. Plus de gaz à bas coût pour l’Allemagne. Une production électrique qui devient calamiteuse partout en Europe. Une hausse des coûts énergétiques phénoménale. Des amendes européennes délirantes. Un green deal asphyxiant. Les industries en voie de destruction.

Et voici que l’attaque américaine conduit l’Allemagne à accepter des mesures unilatérales américaines non négociées qu’elle aurait dû, seule, supporter et qui désormais s’imposent à tous.

La France va toujours subir les excédents Allemands délirants et en prime payer 15 % de droits de douane pour les ventes aux États-Unis, sans aucune compensation, avec, en prime, l’obligation d’acheter au prix fort du gaz naturel obtenu par une fracturation qu’elle s’interdit d’utiliser chez elle et celle de participer à des investissements colossaux aux États-Unis alors qu’elle n’a plus le premier sou pour investir en France. La haute fonction publique socialiste, étatiste, anticapitaliste et oppressive s’est félicitée de n’avoir plus à faire attention à une monnaie nationale et elle a considéré que désormais on pouvait emprunter à tout va sans scrupule et sans réserve. 3 400 milliards de dettes plus tard, elle se retrouve hagarde et incapable de boucler un budget sans ruiner un pays devenu le champion du monde des prélèvements et qui va subir une force secousse économique à cause des Allemands.

On sait que la première des solutions aurait été d’exiger une réforme de l’Euro avant celle du système monétaire international. Il fallait que les excédents intra-européens fassent l’objet d’une taxe progressive, ce qui aurait forcé l’Allemagne et la Hollande a une révision de leur politique qui nuit aux autres pays de l’Union. Une fois cette réforme interne faite, il fallait se retourner vers le monde en exigeant une réforme massive du système monétaire international basée sur l’interdiction d’excédents et de déficits durables. Une mondialisation déséquilibrée ne pouvait que mal finir. Elle finit mal. Et nous ne faisons toujours rien.

La France, dirigée par un incapable psychotique qui ne gère que lui-même et son narratif s’est laissée totalement marginaliser et est tenue partout pour ridicule. Les pays d’Afrique et du Maghreb s’essuient les pieds sur elle sans scrupule à chaque occasion. Les États-Unis et la Russie la méprisent. Le reste de l’Europe s’en méfie. Le Moyen-Orient l’ignore. L’Extrême Orient la pille commercialement sans aucune réaction. Un président malade de lui-même a effondré la réputation et la place du pays dans le monde.

Emmanuel Macron a réussi à faire décliner l’influence de la France au niveau de Luxembourg et d’Andorre, tout en ruinant ses finances et son économie, sans parler de ses services publics. Il a ouvert la porte à des secousses sociales et politiques incontrôlables. Il se contente de propos de roquet, en interne ou en politique étrangère, pour exister, alors que les institutions sont bloquées par sa faute. La France aura payé un très lourd tribut depuis 2017.

Au-delà des choix politiques calamiteux, la vraie question est celle de la réforme des systèmes monétaires européens et mondiaux. La France doit prendre la direction du refus du statu quo en matière monétaire et exiger la réforme du système européen. Levier : le prix démesuré payé pour des débordements dont elle n’est en rien responsable. Payer pour les autres c’est bien une fois, mais c’est la dernière.

Une fois cette réforme faite, il faudra imposer à l’Union Européenne qu’elle prenne le leadership d’une réforme du système monétaire global. Pour cela il va falloir rétrécir considérablement le rôle dominant de l’Allemagne et renvoyer Mme Van der Leyen. Ce renvoi, la France devrait le demander dès maintenant et d’une voix tonitruante. Mais avant il va falloir expulser Emmanuel Macron de la présidence française, car il empêchera coûte que coûte toute action efficace de redressement. Quand on a nui sciemment à son pays, on ne se corrige jamais et on continue ad perpetuam. Alors, dehors ! Et vite !

Qu’on sorte enfin de l’effondrement et que les intérêts français soient réellement défendus. En commençant par l’élimination de la véritable tare que sont les dysfonctionnements des systèmes monétaires européens et mondiaux ! Sinon, il va falloir sortir de l’Union. Il suffit de constater les chocs subis par la France depuis ces dernières années : choc énergétique ; choc agricole ; choc industriel ; choc dans la construction ; choc fiscal avec le remboursement du grand emprunt européen, suites du choc de la récession de 2011 et maintenant choc commercial ! Cela commence à faire beaucoup ! Didier Dufau pour le cercle des économistes e-toile.

Didier Dufau pour le Cercle des économistes e-toile.

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